Et c’est le temps qui passe…

Noms les plus répandus aux environs de 1610 :

Guilleminot, Guichard, Bergerot, Cousin, Grosperrin, Jolybois, Liebault, Ligiot, Lorimey, Regnard,Allart, Bouchard, Sauvain, Trivier, Viennot, Thomas, Cocusse, Clemence, Perrot, Largentier, Gillot, Logerot, Levotre, Baudin, Desvarennes.

Les 20 noms les plus cités sur les registres paroissiaux de 1713 à 1792 sur 2 000 actes :

Gillot 232, Contet 133, Levotre 116, Henry 76, Dubois 70, Maniere, Saronet Logerot 58, Potot 54, Bouton 53, Boyaux 48, Lechaine 46, Salbreux 44, Millot 36, Charniot, Calabre 29, Lorimey, Moron, Laurencon 28, Remy 22.

Le nom de la commune peut changer sur les actes au fil du temps : Charey, Charrey, Charrey-en-Plaine, Charrey-sur-Saône.

Autrefois Carreium et Carreiacum dans les vieux titres, la paroisse comptait de 200 à 300 habitants et 63 feux.
En 1644, elle comptait 5 habitants seulement et toutes les maisons étaient en ruines, brûlées suite à une épidémie de peste.
En 1616, elle comptait 12 feux et était terre seigneuriale ayant appartenu à Octavien de Longueval, seigneur d’Asnières-sous-Vézelay, mort en 1611.
Passée ensuite par alliance aux Buatier de Dijon et en dernier lieu à monsieur Perreney de Charrey, major au château de Dijon.
En 1877, Charrey comptait 700 habitants.

Les registres paroissiaux ne concernent que les catholiques et sont inégalement complets d’une paroisse à une autre. Les actes n’y sont presque jamais répertoriés dans une table, ce qui implique de les feuilleter un à un.
Les registres paroissiaux, ou « registres de catholicité », sont les principales sources pour les recherches sur les périodes précédant 1792.

À cette époque, le village de Charrey était composé principalement de manouvriers qui travaillaient la terre chez les petits propriétaires bourgeois et surtout chez les seigneurs de Charrey et Magny qui étaient propriétaires de la plupart des terrains cultivables et des forêts.

Les plus favorisés étaient laboureurs, ils avaient leur propre matériel. Beaucoup de personnes travaillaient dans les bois : bois de la Côtte, bois d’Esbarres, bois des Hées, bois des Seigneurs.
Bûcherons, scieurs de long, salpétriers, charbonniers habitaient souvent des cabanes dans le bois même.
Certains étaient vignerons. En effet, chaque village produisait pour sa propre consommation des vins. D’autres exerçaient des métiers dérivés de la vigne comme tonnelier ou cerclier.

Des gens servaient également sur la Saône : patron de bateau, marinier, marchand.
Il y avait bien entendu des artisans, charrons, sabotiers, cabaretiers, boulangers, meuniers, etc.
En revanche, il n’y a aucune trace de vannier, l’osier ne devait pas encore être implanté à cette époque.
La plupart des gens étaient illettrés et ne savaient pas signer les actes.

En 1854 la commune de Charrey est touchée par le choléra qui s’abat rapidement.
Le village est décimé, on compte 38 morts en trois mois.
Le premier décès a lieu le 21 juillet 1854.
18 personnes de sexe masculin
20 personnes de sexe féminin dont 8 enfants, au 20 octobre 1854.

Les familles de Charrey les plus touchées :
Familles ALLARD, LOGEROT, BELLUGON, GILLOT, CHAUVEAU, CONTET, MAIRE, LEVOTRE, GREBILLE, REMY, BOYAUX, GUYOT.